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Comment j’ai réussi à me libérer de la rectocolite hémorragique?

J’ai la vingtaine, je viens d’avoir mon premier bébé. Un accouchement qui s’est très bien passé, un allaitement rapidement mis en place et un bébé gros dormeur. Le bonheur quoi ! Pas tout à fait. 

Avant j’étais malade, mais ça c’était avant

A l’époque, j’avais ma chambre près des toilettes. Et à vrai dire je ne pourrais te dire quel était la pièce principale entre les deux.

Plus les jours passaient et plus je me vidais au toilettes puis je me recouchais. Voilà le résumé de ma vie. 

J’ai dû avoir l’aide de mon entourage pour s’occuper de mon bébé.

Je vais en parler à mon médecin traitant. Ça ne l’inquiète pas plus que ça. « Tu viens d’accoucher, repose toi, tout va se remette en place » 

Et je repars avec une prescription d’une dizaine de boîte de smecta. 

La pharmacienne s’est bien moquée de moi en me délivrant mon ordonnance «c’est pour vous tout ça haha » je ne lui souhaite pas d’avoir des problèmes digestifs 

Me voilà bien avancer à boire des anti-diarrhéiques sans aucun effet.

On me disait « tu devrais être heureuse, tu as un bébé maintenant, tu es encore plus mince maigre qu’avant ta grossesse, il faut que tu vois du monde, que tu t’occupes de toi, que tu sortes.. Que tu te bouges quoi »

Je prends sur moi, je décide d’inviter des copines à la maison. Et oui sortir en dehors de chez moi était mission impossible avec mes nombreux séjours urgences aux toilettes.

En préparant leurs venues, je commence à me sentir mal : frissons, fièvre, impossible de faire quoi que ce soit.

Mon mari m’emmène aux urgences. 

40°C de fièvre, il me garde une nuit. Puis me transfère en service de gastro. 

Après un scanner, une coloscopie.. on m’annonce comme ça : « Vous êtes infirmière.. Vous savez ce que c’est la rectocolite hémorragique,… et bien c’est ce que vous avez, on va mettre en place un traitement »

C’est parti pour des soupes tous les jours et de la cortisone à haute dose. 

Je retrouvais un semblant de vie normale.

Je me sentais comme …droguée : la pêche le matin, des insomnies la nuit et des envies incontrôlables de sucre. Je n’ai pas mis longtemps à passer de maigre à boursouflée.

J’étais quand même contente de ce traitement qui me permettait de revivre. 

Jusqu’à ce qu’on le diminue et que je réalise que c’était juste l’arbre qui cachait la forêt. 

Les symptômes revenaient de plus belle. J’entends encore ma gastro dire “on va passer aux immunosuppresseurs 

Moi : Quoi?! on va me supprimer le système immunitaire. C’est pas ce truc qui t’aide à combattre les infections.

La gastro-entérologue: “Si, mais là il ne t’aide pas 

Ok moi bête et disciplinée, je m’exécute. Même si au fond de moi, je sens que ce n’est pas bon pour moi. 

Entre temps je retombe enceinte.

La gastro-entérologue : « il ne faut pas arrêter le traitement, vous pourrez perdre votre bébé 

Moi : il n’y a pas de Contre-Indication ?

La gastro-entérologue : « Bah y’a pas beaucoup d’études dessus »

Autant te dire que je passe une grossesse stressante. Je prends l’initiative seule de diminuer quand même le traitement par peur pour mon bébé. 

Après le dernier rdv avant mon accouchement avec la gastro, j’anticipe le fait que je veux l’allaiter. Et là elle me dit c’est contre-indiqué.

Une grossesse où le bébé se forme c’est autorisé mais l’allaitement interdit ?! 

 

Ma confiance aux médecins en prend un coup. On se met malgré tout d’accord pour arrêter le traitement une semaine après l’accouchement pour donner à mon bébé des anti-corps après une grossesse sous immunosuppresseurs il en aura bien besoin. 

La semaine passée après mon accouchement, pas de symptômes.

Je décide de continuer l’allaitement tellement je culpabilisais de tout ce traitement pendant cette grossesse. 

Et comment dire…la fusion avec ce bébé est telle que je ne pouvais pas arrêter d’allaiter. 

Mais au bout de 3 mois sans traitement les symptômes sont vite ré-apparus.

D’une petite goutte de sang à des diarrhées sanglantes. 

Je ne pouvais pas revivre ces crises et ne voulais pas reprendre ce traitement. 

Je ressentais qu’il y avait d’autres solutions mais je ne les connaissais pas encore.. 

J’ai passé des nuits blanches à chercher des solutions. Je lis des choses sur l’alimentation. C’est vrai que certains aliments me donnaient mal au ventre et d’autres moins.

Le parcours du combattant

Et si l’alimentation avait un impact? 

Le premier livre que j’ai lu est celui-là :

Comment le blé moderne nous intoxique? de Julien Venesson  

Wahouu et si c’était ça la solution?

Du jour au lendemain, je passe d’un régime traditionnel (gluten quasi-tous les jours) à du sans gluten strict. 

Franchement, les effets se sont fait ressentir très vite. Mise à part la fatigue, je réalise à quel point le gluten était un stimulant de mon inflammation. 

Il y a tellement de gluten partout qu’à l’époque, j’étais vu comme une extra-terrestre. « Ah mais tu manges quoi alors ?

Tu peux en manger un peu quand même »

Et même si mes symptômes diminuaient je n’oubliais pas la maladie. Elle était toujours là, des jours plus que d’autres, mais elle était là. 

Moi, je ne la voulais plus.

Alors je continuais mes recherches. Je pense mettre ruiner dans les compléments alimentaires : mais oui il doit me manquer du zinc, c’est ça ?! Ou du magnésium, ah non c’est la spiruline..

J’ai tout testé. Et à chaque nouveau complément. Je me disais : « la solution est dans cette gélule »

Bien que j’ai eu des améliorations avec certains compléments. Ce n’était que transitoire. 

Après plusieurs mois passés sans gluten, je retombe malgré tout malade. Pas une grosse crise comme j’avais connu mais une crise tout de même.

Je tombe sur le régime des Glucides Spécifiques (GS). Et je ressens que c’est la solution. Mais au fond de moi, j’espère qu’il y en a une autre.

Sans céréales, quoi c’est impossible?!.

Je me sentais déjà assez frustré comme ça.  Et puis tiens il y a un nouveau complément je suis sûre que celui-là va marcher, ou ce jus qui guérit tout..

Après avoir arrêter le gluten, j’arrête le lactose et tous les sucres raffinés. Oui je me sens mieux, même si socialement parlant c’est difficile. 

“Regardes je t’ai préparé un truc sans gluten sans lactose. Tu te sens pas bien ? Oupss, il y a du lactose dans le beurre ? Peut être qu’il y en avait un peu alors .. “ 

J’étais socialement vu comme « in-invitable » (je crois qu’il n’existe pas ce mot)

Je ne pouvais pas rester comme ça, où le moindre écart me provoquait des crampes. 

Je reviens alors sur le régime GS : des protéines animales, du bons gras, des fruits et légumes.

Ok et si je commençais. Les premiers jours étaient laborieux. J’étais en manque de …comment dire… De tout ce qui ce mange

Mais force est de constater que c’est le seul qui m’a sorti de crise complètement en quelques jours. 

Je peaufine le régime. Je lis pleins de livres en anglais. Les témoignages me donnent confiance. Et là je sens que c’est MA solution. 

Mon entourage me conjure de reprendre le traitement médicamenteux. Moi médicament pas pour moi. 

Je ne me sens pas soutenue dans ma démarche mais je continue parce que je sais que je commence seulement à comprendre ma maladie. 

Alors je fais le tri dans mon entourage des personnes qui en réalité, ne m’apportait pas de bien. 

Je réalise à quel point je me sens mieux sans elles et que mon état s’améliore de jour en jour. Je n’ai plus de diarrhée, plus de sang, des selles moulées. 

Il faut avoir une MICI pour regarder ses selles à la loupe ou être Naturo lol 

Je prends conscience à ce moment de l’impact de l’entourage, des émotions qu’il nous véhiculent. 

Je me protège et je fais de plus en plus attention aux personnes qui entrent dans ma vie. 

Mon état reste stable. Je garde le régime presque une année avec quelques écarts.

Je réintègre au fur et à mesure des aliments. Et je me rends compte que je n’ai pas de symptômes.

Et les émotions dans tout ça  

En changeant d’alimentation, je me sens mieux physiquement et psychologiquement. Je constate que lors de stress intense, de situations qui me demandent une grande adaptation, des ballonnements apparaissent et même des diarrhées sans pour autant me provoquer une crise.

Je commence à travailler sur moi. J’apprends que je suis hypersensible, que les situations des autres m’affectent énormément même si je n’ai pas d’impact dessus. 

Je comprends mieux pourquoi j’ai souvent été la cible de personnes toxiques, de personnes qui te prennent énormément et qui te rendent des miettes. 

J’ai appris à mieux me considérer, à exprimer ce que je ressentais. Moi qui avais tendance à passer toujours les besoins des autres en priorié, même si cela me causait du tort.

Il faut savoir que les maladies intestinales sont énormément liés à l’émotionnel, à une colère interne qu’on a du mal à digérer.

 A toi qui lit ces mots, si tu es atteinte de mici, regarde dans ta vie ce qui te met en colère. Envers qui ou envers quoi es-tu en colère? 

 

Le changement, c’est maintenant !

Aujourd’hui, je ne suis ni crudivore, ni carnivore, ni cétogène, ni vegan mais je mange des fruits et des légumes, des produits animaux de qualité, du bons gras, et même du gluten parfois.

 

J’ai réintégré progressivement tous les aliments sans avoir eu de symptômes de la rch.

Aujourd’hui je ne me considère même plus atteinte de MICI, mais je reste dans la team quand même tellement je la comprends. 

Lorsque l’on change d’alimentation on pense changer que ça. Mais en réalité. C’est tout qui est chamboulé, le quotidien, le rythme de vie, les relations..

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es »

Jean ANTHELME BRILLAT-SAVARIN

Quand on commence un changement alimentaire, en fait on commence à prendre soin de son corps. Et lorsque le processus est lancé, difficile de l’arrêter. 

On s’écoute plus. Chose que je ne faisais jamais avant. •heu écouter quoi?! 

J’arrête quand je suis fatiguée, je décline quand je ne veux pas, je romps des relations futiles 

Je m’intéresse de plus en plus à tout ce qui est vrai et naturel sans superflu. Les vraies relations, les sorties en plein air sans but précis, les rythmes de vie plus cool, ou juste s’arrêter pour respirer, pour méditer..

 

Je réalise à quel point quand j’étais malade, j’avais aussi les yeux fermés.

C’est vrai que la maladie c’est vraiment difficile à vivre mais elle a le mérite de nous réveiller, de nous questionner sur notre vie tout entière. 

La maladie enclenche tout un cercle vicieux qui impacte toutes les sphères de notre vie.

De la même façon, la santé a ce cercle vertueux qui n’engendre que des choses positives et ce dans toutes les sphères de notre vie.

Au final, l’alimentation est la chose la plus simple à changer, et elle permet d’entamer ce processus vertueux qui n’est pas prêt de s’arrêter.

La vérité sur la rectocolite hemorragique

Cela fait plusieurs jours, mois voire années que vous souffrez de maux de ventre, de problèmes intestinaux.

Vous tentez temps bien que mal de vivre avec, de vous y accommoder.

Et puis vous vous dites, ça arrive à tout le monde d’avoir mal au ventre.

Seulement un jour, les symptômes deviennent de plus en plus fort, vous empêchant de mener à bien votre quotidien.

Vous réalisez à ce moment que ce n’est pas un  simple mal de ventre ou une gastro.

Vous vous décidez alors à consulter. Vous passez d’examen en examen.

Et BOOMM (oui oui c’est l’effet que ça fait : une bombe émotionnelle ),

le diagnostic tombe : vous êtes atteint de rectocolite hémorragique.

Le nom parait bizarre, difficile à prononcer; euh la recto quoi … vous pouvez répéter?

En quelques minutes, on vous annonce que votre vie sera rythmée de périodes de crise où la vie « normale » sera difficile et de période « d’accalmie ».

Que vous aurez des traitements lourds avec une longue liste d’effets secondaires pour toute votre vie.

Que les rendez-vous avec votre gastro seront réguliers.

Bref, que votre vie va changé.

Vous voilà sorti vidé de cette annonce et vidé tout court. Oupss!

Et là, vous vous sentez seul, avec pleins de questions en tête. Vous avez envie de comprendre.

Mais pourquoi j’ai eu cette maladie, pourquoi mon corps est enflammé?

Lorsque vous posez des questions à votre médecin, il vous répond qu’on ne sait pas trop ou que c’est génétique.

Cela sous entend que vous n’y êtes pour rien. Et pourtant, nous verrons dans la suite que ce n’est pas tout à fait vrai.

Maman, comment tu m’as fait?

Il y a effectivement une part de génétique. Vous héritez de la constitution minérale de vos parents, en particulier de votre mère.

Elle vous transmet ses minéraux lors de la grossesse, de votre naissance,  puis lors de l’allaitement.

Mais est-elle responsable? 

Votre mère vous transmet ce qu’elle a. Son contenu minéral dépend aussi de sa propre mère et de son environnement.

Force et de constater que les dernières générations héritent d’un contenu minéral de plus en plus faible.

Regardez autour de vous, vous voyez aujourd’hui des enfants plus malades que leurs parents. Les nouvelles générations sont plus faibles que les anciennes.

Les tissus sont des maillages de minéraux. Vous aurez alors des tissus plus ou moins faibles en fonction des minéraux disponibles.

Les organes sont constitués de tissus. L’élément qui « lâche » en premier est l’organe le plus faible.

Si vous avez développé une MICI* c’est que les intestins sont vos organes les plus faibles.

Ah c’est la faute de ma mère?

Pas tout à fait.

Certes vous avez une faiblesse génétiquement parlant au niveau des intestins, comme d’autres l’ont au niveau des poumons, du pancréas ..

Mais ce qui fait qu’il va y avoir une pathologie ce n’est pas que le tissu soit faible. Mais c’est plutôt votre mode de vie qui conduit à la destruction du tissu.

C’est comme l’argent, certains héritent de peu d’argent, pourtant ils arrivent à le gérer, à se développer et en avoir plus.

D’autres en ont beaucoup au départ, le gèrent mal et finissent chaque mois à découvert. Je sais, parler d’argent c’est tabou comme parler des selles.

Bon revenons à notre sujet.

Il n’y a pas de tare génétique dans les MICI il n’y a que des expressions en fonction du contexte : on parle d’epigénétique.

C’est votre responsabilité de changer de contexte.

Et lorsque je parle de contexte je parle ici de votre mode de vie, de votre alimentation, de votre environnement, de votre façon de voir la vie…

Autant de choses qu’il faut questionner. 

Il faut revoir ce que vous mangez : est-ce adapté à la vie? Est-ce que les générations précédentes mangeaient cela?

En sachant que ces maladies sont assez récentes. Elles ont été découvertes au XX ème siècle. Les MICI c’est effectivement plus d’un siècle de recherches et toujours aussi mal connues.

Des études montrent que plus le pays s’industrialise et plus les MICI apparaissent. Dans le monde, la fréquence des MICI varie considérablement d’un pays à l’autre.

Selon, l’INSERM, les incidences c’est a dire le nombre de nouveau cas de MICI apparus durant une période de temps donné sont plus importantes dans les pays industrialisés « notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis »

Intéressant, vous ne trouvez pas ?

Selon la même source, « l’incidence augmente avec le niveau de développement socio-économique des pays, de sorte qu’elle croit fortement en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du sud ou encore en Inde. »

Le docteur Didier Mennecier, hépato-gastro entérologue fait une très bonne conclusion pour décrire l’évolution des MICI. Je cite :

« on peut individualiser un profil évolutif général de l’épidémiologie des MICI dans les pays en voie de développement : leur incidence semble d’abord être basse puis à mesure que ces pays « s’occidentalisent » et changent de mode de vie et d’environnement, la RCH apparaît, alors que l’incidence de la MC reste basse. Enfin, avec le temps, la Maladie de Crohn émerge à son tour pour finalement rejoindre l’incidence de la RCH. »

Hasard ou mode de vie liée à l’industrialisation?

En effet, la nourriture industrialisée est coutume aujourd’hui.

Nous mangeons des plats tout préparés avec des longues listes d’ingrédients illisibles, avec des noms incompréhensibles, du sucre partout, des fruits et légumes avec des pesticides, des céréales modifiées qu’on arrive plus à digérer…

Nous vivons dans des environnements de plus en plus stériles, entourés de personnes toxiques..et de moins en moins de liens sociaux.

Une vie active en permanence où l’on court après la productivité. Une vie surstimulée..

Ce qui conduit inévitablement à un stress permanent. 

Ce stress et cette nourriture (alimentaire et relationnelle) toxique vous conduit à une inflammation permanente.

Et comme nous l’avons vu, en fonction de l’organe faible (ici les intestins) vous développez une MICI.

C’est à dire une Maladie Inflammatoire Chronique des Intestins. Autrement dit vous avez une inflammation permanente dans les intestins.

Ok, mais l’inflammation c’est quoi ?

Mais c’est quoi l’inflammation?

L’inflammation est un processus naturel et protecteur résultant d’une agression.

Le corps détecte une agression ce qui entraine une arrivée massive de cellules immunitaires au niveau des intestins. 

Les vaisseaux sanguins de la zone se dilatent. Les cellules immunitaires s’activent les unes les autres par la production de molécules et de signaux.

C’est ce qui cause les rougeurs, gonflements et douleurs présents sur le site de l’inflammation.

Pour schématiser, nous avons tous déjà eu une coupure au niveau des doigts par exemple, qui est devenue rouge, gonflée, douloureuse et sans rien faire cela c’est cicatrisé.

A première vue, l’inflammation est une bonne chose pour nous.

L’inflammation est donc une réponse du corps pour nous protéger des agents agresseurs. Ces agresseurs vont provoquer des déchets.

L’inflammation va venir nettoyer ces déchets pour rétablir un équilibre dans le corps.

Vous allez me dire : l’inflammation, une bonne chose ? Viens voir mon quotidien qu’on en discute.

Mais je n’ai pas fini.

Lorsque l’agression est ponctuelle. Le corps se remet facilement en équilibre. Mais lorsque l’agression est permanente, l’inflammation devient permanente. 

Il y a alors trop de déchets à nettoyer, des déchets accumulés depuis des années.

L’inflammation devient trop importante, elle s’emballe.

Pourquoi s’emballe-t-elle?

Dans le corps, tout est en équilibre. Il y a toujours une pédale d’accélérateur et une pédale de frein.

L’inflammation est la pédale d’accélérateur et la pédale de frein est le cortisol.

Le cortisol est une hormone produite par les glandes surrénales qui est transformé en cortisone.

C’est elle qui régule l’inflammation. Vous devez avoir déjà entendu ce mot puisque la cortisone fait partie des médicaments que l’on vous propose.

Vous allez me dire si notre corps en produit pourquoi avons nous besoin de cortisone synthétique? 

Et là je vous réponds parce que vous êtes fatigué.

Pendant des années, le corps a combattu ses agresseurs. Il a absorbé, régulé des déchets.

Des déchets qui proviennent du métabolisme des cellules mais surtout de notre mode de vie.

Mais lorsque la réaction inflammatoire dépasse les capacités du corps, c’est que l’individu est fatigué.

Ses glandes surrénales sont à plat et donc il n’y a plus de frein à cette inflammation qui se propage. 

L’inflammation devient alors chronique. 

Vous êtes toujours là? On continue.

Au secours il y a le feu! 

L’inflammation se rajoute alors de jour en jour. Il y a littéralement le feu dans les intestins.

Dans la RCH, l’inflammation commence par le rectum et gagne progressivement du terrain si les déchets continuent d’augmenter.

Et vu que l’on n’a pas tous le même nombre de déchets et la même capacité à les traiter.

On distingue alors 3 types de RCH:

  • La rectite : la plus connue. L’inflammation est isolée au niveau du rectum.
  • La pancolite : L’inflammation se situe au niveau de tout le côlon (côlon ascendant, côlon transverse, côlon descendant, côlon sigmoïde et rectum).
  • Les RCH intermédiaires où l’inflammation se situe entre la rectite et la pancolite.

L’atteinte de l’inflammation dans la RCH est plutôt continue.

Elle peut être discontinue dans la maladie de Crohn et toucher toutes les parties du système digestif allant de la bouche à l’anus. 

Nous pouvons alors passé d’une RCH à un Crohn .

Le feu dans les intestins s’étend puisqu’on ne change rien.

Le corps qui nous a murmuré qu’il y a un problème pendant des années nous le crient aujourd’hui.

C’est la seule façon qu’il a trouvé pour que vous l’écoutez (ou pas! ).

Les cris du corps

Les cris du corps sont les symptômes.

Voici les symptômes les plus courants dans la RCH :

  • Douleurs abdominales avec spasmes
  • Diarrhée, plus ou moins abondantes alternant parfois avec des épisodes de constipation
  • Présence de sang dans les selles et/ou de glaires
  • Ténesmes : douleurs rectales et anales avec contracture du sphincter
  • Epreintes : fausses envies pressantes et impérieuses d’aller a la selle
  • Anémie
  • Aphtes buccaux
  • Altération de l’état général : amaigrissement, fatigue chronique, éventuellement de la fièvre

Lorsqu’il y a le feu dans les intestins, les flammes vont forcément toucher d’autres parties du corps.

L’inflammation n’est jamais localisée. En fonction des organes qu’elle touche, on retrouve différents symptômes non digestifs :

  • Les articulations : inflammation au niveau d’une ou plusieurs articulations
  • La peau : inflammation de la peau, acné, boules sous la peau
  • Les yeux : conjonctivite ou uvéite
  • le foie ..
  • Ralentissement de la croissance chez l’enfant ou l’adolescent

Il est alors indispensable d’écouter ces cris, de les entendre et d’en tirer les conséquences.

Changez de direction!

Est-ce que si votre enfant crie, l’enfermeriez-vous dans une pièce où vous ne l’entendrez plus?

Normalement, non (du moins je l’espère).

Vous essaierez de comprendre ce qu’il a, et ferez en sorte de satisfaire sa demande autant que possible.

C’est la même chose pour le corps. Ses cris sont des appels à l’aide. La maladie ne vous ai pas tombé dessus par hasard. 

Vous avez été diagnostiqué.

Et si c’était la meilleure chose qu’il vous soit arrivé.

Et si c’était grâce à cela que vous pourriez marquer un temps d’arrêt dans votre vie, et revoir ce que vous avez fait ou ce qui s’est passé.

Et si vous voyez votre maladie comme une chance, un renouveau. Cela me fait penser à la phrase magnifique et tellement parlante de Josepha G.

« Tu nais Toi, quand tu nettoies ce qui n’est toi »

Et si c’était en fait le début d’une nouvelle vie.

La maladie est certes une épreuve, elle est difficile à vivre. Mais comme tout épreuve, vous en sortirez plus fort.

Réfléchissez à toutes les épreuves que vous avez vécu dans le passé, comment les voyez-vous aujourd’hui? 

Si l’épreuve n’existait pas, nous aurions des difficultés à revoir et à changer notre vie. 

Vous faisiez et faites la même chose. La chronicité de la maladie vient de la chronicité de la réplication de votre mode de vie. 

Et si vous revoyez ce que vous mangez, ce que vous respirez, l’endroit où vous vivez, les gens que vous côtoyez, le lieu où vous travaillez, l’heure à laquelle vous dormez, l’inquiétude permanente que vous vous infligez, les émotions refoulées…

Autant de causes que de personnes. 

Nous sommes tous différent, chacun aura une ou des origines différentes de son inflammation.

Au fond de vous, vous savez, ce qui vous dérange le plus dans votre quotidien, vous savez ce qui est à revoir.

La maladie vous oblige « juste » à vous tourner vers cela. 

Le principal est de commencer à changer de direction.

Et si au lieu d’attendre que la solution vienne de l’extérieur, elle venait de vous. 

Vous n’êtes pas coupable mais responsable de votre situation. 

Conclusion

Pour conclure, nous sommes passé de l’origine probable des MICI au résultat que l’on connait actuellement.

Pour moi qui l’ai vécu, je sais que la rectocolite hémorragique est une maladie extrêmement handicapante qui vous coupe de la société.

Elle résulte d’un déséquilibre entre deux balances. Le tout est de savoir remettre la balance en équilibre. Vous allez me dire si c’était si simple ça se saurait.

Alors essayez !

Je ne vous dit pas de remettre en question tout votre mode de vie du jour au lendemain mais questionnez-le.

La première chose que vous pouvez changer sans tout chambouler est l’alimentation. 

Et à elle seule, vous y gagnerez déjà beaucoup.

Nous verrons dans un prochain article l’alimentation que je préconise et que j’ai moi-même suivi..

« La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.”

Albert Einstein

*MICI = RCH (RectoColite Hémorragique) ou MC (Maladie de Crohn)

Sources :

www.cregg.org

www.inserm.fr

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